Camp de Base de l’Everest : pourquoi faire ce trek ?

8 Mar, 2019 | Népal, Portraits et récits, Rando / Trek, Travel | 0 commentaires

Tu attends sûrement depuis un moment que je te parle de mon trek du Camp de Base de l’Everest (EBC pour les intimes). Il est enfin temps ! Car le prochain trek arrive bientôt et ça peut en motiver plus d’une, avec toutes les informations qu’il te faut..

J’avais partagé mes pensées sur Katmandou il y a quelques temps, je te propose enfin une série d’articles à suivre pour découvrir ce beau périple avec un aspect plus pratique.

Un peu de philo pour commencer sur ce premier numéro. Oui, car il faut aussi une source de motivation pour réaliser ce type de projets !

(PS: suis bien les prochains articles ! Une surprise à gagner bientôt ,:) ) 

 

Pourquoi j’ai fait ce trek ?

J’ai depuis quelques années un rêve qui a germé, je ne sais pas qui ni quoi l’a planté : faire l’ascension de l’Everest, sommet le plus haut du monde. Je suis même attirée par l’aventure des Seven Summits (faire l’ascension de chaque sommet le plus haut de chaque continent). Eh oui, un RÊVE bien fou comme il en faut dans la vie de chacun.

Faire le trek de l’EBC était pour moi une façon de m’en approcher (à peine), de toucher l’Everest (du bout de l’ongle) et de faire tout juste connaissance un peu plus avec cet autre monde, écouter les histoires de guides, autour d’un black tea bien chaud devant le poêle. On passe en effet dans une autre catégorie quand on parle d’ascensions, on change complètement ET de matos ET d’état d’esprit dans ce genre d’aventures. Donc il me fallait voir de plus près. Une approche nécessaire aussi pour jauger mes capacités et la faisabilité de la chose au gré des rencontres et témoignages de ceux qui l’ont fait (toutes proportions gardées). Bref, un pas de plus.

C’est aussi pour moi un challenge que j’ai pu relever et dont je suis fière, une petite victoire. Une façon de connaître encore un peu plus mes limites et mes capacités, surtout dans un cadre nouveau: en groupe.

Deux challenges pour moi qui suis solitaire et randonne généralement seule. De belles rencontres, des moments inoubliables, dans le bon comme dans la galère, et une belle énergie pour avancer tous ensemble et s’encourager mutuellement jusqu’au bout. 

 

Ce sont des raisons bien personnelles. Une façon d’apprendre sur soi et de tirer de belles leçons tout au long du voyage. Apprendre à partager, apprendre à patienter, apprendre l’humilité…Toutes ces qualités dont on pense être bien doté jusqu’à ce que l’on soit confronté à des conditions plus difficiles que dans nos salons bien chauds et douillets.

Avoir faim ou être fatigué, avoir froid, avoir mal ici ou là…autant d’éléments qui viennent mettre à rude épreuve les actions les plus basiques et la fraternité la plus soudée. Qu’à cela ne tienne, on en ressort tous liés et ceux dont les liens résistent n’en sont que plus renforcés.

Le voyage éduque. 

 

Un trek difficile ?

Ce genre de voyage n’est pas de tout repos, il nécessite une condition physique assez bonne, et est accessible si l’on prend quelques précautions. Tout au long de ce voyage nous avons prouvé une chose essentielle: tout est dans la tête, ton mental est ton moteur.

C’est le mental qui fait le job. Et c’est aussi une des principales leçons tirées : si à la moindre difficulté tu baisses les bras, tu n’es peut-être pas au bon endroit. Nous avons appris que ce n’était pas tant le physique ou le matériel ultra sophistiqué que la volonté et la persévérance qui déterminaient les chances de réussir ce trek. Ta capacité à t’adapter et à dépasser les difficultés (si les guides me lisent ils doivent rire quand je parle de difficultés, niveau incomparable, ils gambadaient comme des chamois).

Des précautions sont à prendre concernant l’altitude. Certes la marche peut être difficile par endroits mais l’altitude est le premier ennemi lors de ce genre de trek. Il faut donc s’écouter et être attentive aux signes. Le mal d’altitude est à prendre au sérieux, cela peut conduire à la mort. Il faut donc respecter les paliers et ne pas monter trop vite, s’acclimater correctement. S’y rendre avec un guide expérimenté est donc indispensable lorsqu’on débute.

A mon sens ce n’est pas le trek le plus difficile, au contraire, il est selon moi accessible avec un peu d’effort en amont si débutante. Car encore une fois tout est dans la tête; mais si c’est ton premier ou que tu ne randonnes que rarement il faudra te préparer. Si tu en as déjà fait, voire habituée à l’altitude, alors fonce. Une belle mise en jambe pour attaquer d’autres trek tout aussi incroyables !  

 

Pourquoi tu devrais le faire ?

Blague à part ce voyage peut être selon chacune un objectif pour l’année, pour s’obliger à mettre son corps en mouvement plus souvent.

Réussir ce type de voyage est bien gratifiant. Que ce soit l‘EBC (Camp de base de l’Everest) ou un autre, on se sent vivre à chaque instant. Le froid ou le manque de souffle te rappellent à quel point tu es vivante, tu apprends à apprécier la moindre pause, l’oxygène, la façon dont fonctionne ce corps incroyable, l’eau ou encore les petits moments de chaleur comme si tu n’en reverrais jamais. De belles leçons pour apprécier sa vie et le confort le plus basique.

Les paysages sont incroyables, avis aux amoureuses de la montagne, on en prend plein la vue. Chaque sommet peut s’admirer et se découvrir de façon unique. Mention spéciale à Ama Dablam, qui nous a accompagné tout le long quasiment. Je ne retiendrais je pense que lui de ce voyage ainsi que Pomuri. Leur silhouette est gravée dans mon esprit. Des monts bien plus présents que l’Everest lui-même en définitive, ce grand timide.

Les rencontres au fil du voyage ont été aussi enrichissantes, je retiendrais quelques visages et sourires encore très longtemps. Les népalais sont accueillants, simples et ont un regard malicieux qui annonce des échanges qui peuvent être profonds tout autant que légers et drôles. La serviabilité et l’amabilité sont les qualités que je retiendrais le plus ! 

 

Une expérience incomparable

Parmi les bienfaits de ce voyage parlons de la déconnexion. Le Népal est un lieu idéal pour se retirer selon moi. Non pas parce qu’il n’y aurait pas de réseau, non il y en a bien, et il y a bien du wifi jusque très haut ! Mais les montagnes sont plutôt convaincantes. Elles ne laissent personne inattentif… Un monde qu’on choisit de quitter pour en rejoindre un autre.

A mon retour j’avais le sentiment d’avoir fait un reboot de mon système (hello geeks), je pouvais reprendre une vie et un rythme complètement différents d’avant le voyage. Je n’arrêtais pas d’en parler. J’avais gardé le rythme du trek et me levais tôt, rentrait tôt, dormait même tôt. Je pouvais choisir de reprendre où j’avais laissé les choses ou de prendre de nouvelles habitudes et réécrire mes journées comme je le voulais.

J’en avais perdu mes repères et pouvais en reprendre de nouveaux. Bien et compliqué à la fois… soit on sait ce qu’on veut et comment replanifier notre vie, soit on reprend les anciennes mauvaises habitudes si on n’a pas anticipé. Bref, une réelle déconnexion que ce soit avec les réseaux sociaux, les tracas du monde et le négatif, ou nous-même.

 

Envie de te lancer ?

Et oui, finalement pourquoi ce trek au Népal ? Tu l’auras compris peu importe la destination il y a des voyages qui enseignent davantage. Que ce soit le Camp de base de l’Everest ou un autre l’important est ce que tu en tires de bénéfique et la trace que tu laisses. 

Reste connectée et ne loupe pas le prochain article pour savoir quand et comment vivre cette belle expérience.

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