Paris – Kathmandou #Pensées

par 24 Oct, 2018Népal, Portraits et récits, Travel5 commentaires

Voilà une semaine que je suis revenue. Revenue dans le tumulte parisien tandis que le même tumulte exotique résonne encore à mes oreilles. Kathmandou est derrière à présent. Son air difficilement respirable, son eau imbuvable, son bruit incessant que l’on peut aisément qualifier de vacarme. Ses deux roues et ses traversées périlleuses.

Un concentré de ville et de vie. Elle me manque bizarrement. Cette atmosphère enchantante emplie d’encens et du murmure dépaysant de l’Himalaya…

Je me souviens, le pied à peine posé sur le sol terreux, m’être sentie aspirée dans ces anciennes histoires d’enfance, dans un ailleurs qui coupe le souffle, littéralement.

Un masque sur le nez, appareil au poing, me voici lancée dans ses ruelles pour m’imprégner de cette atmosphère nouvelle et de sa vie, de ses palpitations, ou plutôt de ses vibrations aux sons des moteurs et des klaxons. Immortaliser son pouls et ses contours.

Un paradis pour les trekkeur auxquels elle offre ses plus belles contrefaçons, un pari. Les yeux pétillants à l’assaut des boutiques par la face Nord, je découvre timidement et curieusement ce monde qui m’est inconnu. L’air est tiède et moite, ocre, doré, coloré. Un décor qui s’imprime sur mes rétines. Comme une marque sur le front.

Mince, mon arrêt !

Paris m’étreint avec violence, de son air et de ses sons incolores, sans saveur. Mon esprit est resté ailleurs, là-bas dans les hauteurs. Je ne parviens pas depuis mon retour à retrouver mes sensations, ici…où sont les cimes ? Où est la chaleur ?

Kat. Tu m’as eue. Par tes charmes et tes défauts les plus criants et cruels tu as ouvert une porte en moi.

Tu es le point d’accès à un monde détaché et attachant. Derrière ton voile doré se cachent les plus belles formes de ce monde. Celles dont on ne revient que changé. Elles ne laissent personne indifférent. Mais pas encore…elles sont encore bien cachées, elles se méritent, ces pensées. 

Les rails filent sous mon regard pensif. Dans l’indifférence parisienne, je redessine les traits de ces ruelles, de ces visages, de ces couleurs et de ces empreintes. Mes pensées népalaises me transportent littéralement sous ce ciel plat et gris. La tête dans les nuages, elles me rendent le retour plus doux et plus respirable…tant qu’elle reste là-haut. Encore un peu, ne redescends pas trop vite dans les platitudes de ce monde. 

 
De Paris à Kathmandou mon esprit va et vient à l’instar de ces banderoles portées par le vent. Les images s’estompent et les sons s’évanouissent mais les couleurs restent et les odeurs persistent. Le cœur n’oublie pas. Pas plus que les semelles. Un récit que raconte le cœur qui s’oublie encore. Où suis-je ? Vite, il faut descendre ! Namastē.

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