Peur de l’inconnu : 5 clés qui m’ont aidée à la vaincre[#5]

24 Août, 2017 | Motivation/Mindset, Reco lecture | 0 commentaires

Voici le dernier article de la série (ou pas) sur la peur de l’inconnu ! On a parlé de l’entourage et de son influence dans le précédent article. On va parler ici d’un outil intéressant découvert il y a peu. J’avais commencé à intégrer quelque peu ce fonctionnement mais toujours avec des difficultés.

La règle des 5 secondes

J’ai eu quelques difficultés à me lancer, lancer ce blog, à cause d’une réflexion envahissante. J’hésitais énormément. Sur les recommandations d’un ami j’ai lu le livre de Mel Robbins « The 5 Second Rule : Transform your Life, Work, and Confidence with Everyday Courage ». Le livre est en anglais !

Sa théorie est basée sur des recherches scientifiques et est née de sa propre expérience. Elle était au bout du rouleau, son couple battait de l’aile, elle devenait alcoolique, elle était sans emploi, avait délaissé le foyer, les enfants et n’arrivait plus à se lever le matin. Elle voulait changer tout ça, reprendre le dessus et retrouver goût à la vie, mais en vain. Chaque soir elle se couchait en se disant « demain c’est la bonne » et mettait son réveil tôt, en imaginant comment sa journée pourrait se passer. Réveil qu’elle éteignait toujours … sans se lever. Un cercle infernal.

Je n’entre pas dans les détails de son déclic (il faudra lire le livre :)) mais un matin elle a réussi à casser cette boucle et à retrouver sa motivation. Enfin, elle revivait normalement et a pu changer sa vie et celle de sa famille sur cette simple idée.

L’outil idéal pour la #Procrasteam

Encore un peu de suspens.

Entre nous, qui ne remet pas au lendemain ce qu’elle pourrait faire dans l’instant ? Levez la main les intrues. On s’en veut mais on n’arrive pas toujours à repousser cela. Et c’est bien souvent dû à la montagne qu’on se fait de ce qui nous attend, au lieu de nous préoccuper du moment présent comme on disait ICI. On réfléchit trop quand on ne devrait pas … Avant de passer à l’acte, notre cerveau mouline et nous étale nos peurs et nos inquiétudes face à une situation. Elle l’explique très bien dans son bouquin, notre cerveau nous empêche d’agir, par excès de prudence et de craintes. Et cela lui prend tout juste 5 secondes pour y arriver !

Sa technique consiste donc à stopper ce mécanisme en agissant avant : tu as moins de 5 secondes pour agir, prendre une décision, faire un choix. Après, c’est trop tard. De cette façon tu coupes court à toutes les hésitations qui vont affluer. Tu stoppes le flux avant qu’il ne soit trop tard et que tu ne sombres dans des justifications.

Une méthode qui s’applique à tous les domaines de la vie ! Voici quelques exemples :

  • au réveil quand tu es tentée de le repousser
  • pour étendre ton linge quand tu n’as pas envie
  • pour prendre tes billets d’avion
  • pour valider ta commande en ligne
  • pour faire tout ce que tu serais tentée de remettre à plus tard ou de ne pas faire du tout alors que tu le peux

Concrètement ?

Elle explique en fait que pour chaque action que tu souhaites faire, tu dois compter à rebours « 5.4.3.2.1 » et AGIR ! La vaisselle t’attends ?  Comptes 5.4.3.2.1 et lèves-toi. Tu dois te lever tôt chaque matin ? Comptes 5.4.3.2.1 quand le réveil sonne et mets-toi debout. A l’heure de la prière s’il t’arrive de repousser le moment 5.4.3.2.1 !

Tu peux adapter cette technique à ton rythme. Si au bout de 3 secondes ton cerveau a déjà trouvé des excuses pour ne pas faire, alors comptes à rebours à partir de là : 3.2.1… Le but tu l’auras compris est qu’arrivée à « 1 » tu agisses, tout simplement. Ainsi, tu ne laisses pas le temps à ton cerveau de t’arrêter.

Cette technique est assez efficace je trouve, elle permet d’aller à l’essentiel, d’avoir moins peur de l’inconnu et d’éviter les excuses. On connait toutes ça chez les procrastinatrices. Cette méthode m’aide aussi à penser en terme de solutions, non pas en terme de justifications pour remettre à plus tard une tâche.

Cela s’applique aux tâches du quotidien mais aussi à tous types de projets. Une façon de passer à l’action et de ne pas attendre que tout soit détaillé ou parfait pour se lancer. Tu commences puis tu peaufines au fur et à mesure que tu avances. De cette façon tu apprends également à saisir des opportunités : *5.4.3.2.1* « oui, j’accepte ton offre ».

Prises de risques

Prends des risques ! Dans les situations où habituellement tu es hésitante (timidité, craintes…) utilise cette méthode et lance-toi.

Je te propose un challenge : prends au moins un risque par semaine et partage-le ici en commentaire ou sur les réseaux avec les #PDR #Epat. En gros, tu te lances pour faire des choses sur lesquelles tu hésites habituellement ou pour lesquelles tu as la flemme. Des choses licites et légales bien sûre (je précise on ne sait jamais!).

Il peut s’agir de n’importe quoi : goûter un plat inconnu, discuter avec la voisine ou lui apporter un gâteau, acheter une nouvelle jupe, faire un tour au parc alors que tu as la flemme, … Fais-nous un retour d’expérience sur cette technique. Je la trouve importante au quotidien, et bien utile dans toute situation. Surtout dans les moments où ta peur de l’inconnu risque de prendre le dessus.

Je t’invite à lire le livre si tu le peux, il apportes des informations incroyables sur la façon dont nous fonctionnons.

Conclusion

Tu t’es peut-être demandée au fil de ces articles le lien que cela pouvait avoir avec les voyages. C’est simple, c’est en voyageant que ces traits se sont développés chez moi et que j’ai été « forcée » d’y faire appel. En voyageant tu passes souvent à un état d’esprit bien différent, tu coupes tes pensées négatives, tu vois également que tu es capable de certaines choses que tu ne soupçonnais pas et surtout capable de dépasser cette peur de l’inconnu.

Ensuite tu vis directement la notion de tawakkul, selon le type de voyage (moins quand tu planifies tout dans les moindres détails).

Tu es aussi enfin dans le présent, tu as dû l’expérimenter même sur de courts voyages, sinon c’est que tu n’étais pas réellement partie. Tu te fais aussi de nouveaux amis parfois, tu rencontres des personnes positives (souvent plus positives que tes collègues ou voisins) ce qui est assez agréable, ça aussi tu as dû le remarquer.

Le voyage permet de développer certaines qualités et de se découvrir des capacités insoupçonnées, qu’il est plus difficile de garder ou de faire grandir dans notre environnement d’origine, notre (zone de) confort, sans beaucoup d’efforts au quotidien.

En voyage nous luttons constamment  contre notre peur de l’inconnu.

A lire aussi :  Peur de l'inconnu : 5 clés qui m'ont aidée à la vaincre[#4]

Pin It on Pinterest

Share This